Janvier 2025. Cinq participants. 120 km à pied dans le désert de Zagora, au Maroc. Notre mission : documenter chaque étape — du premier lever de soleil aux ampoules du dernier jour.
Le projet
L'Odyssée Maghreb n'est pas une compétition. C'est un défi d'endurance organisé pour ceux qui veulent tester leurs limites dans un environnement extrême. Quand l'équipe nous a contactés, la demande était claire : ramener des images qui transmettent la difficulté, mais aussi la beauté silencieuse de ce type d'aventure.
Ce qu'ils voulaient éviter : les clichés de désert. Les dunes dorées en contre-jour, le coucher de soleil dramatique, la silhouette héroïque. Tout ce qu'on a déjà vu mille fois. Ce qu'ils voulaient : de la vérité. La fatigue réelle. L'effort qui dure.
Les contraintes du terrain
Le Sahara est un environnement difficile pour le matériel. Chaleur le jour, froid intense la nuit, sable partout. On a protégé les corps d'appareil avec des housses, vérifié les joints, purgé les cartes mémoire chaque soir. Aucun incident — mais on n'a pas pris de risques inutiles.
Le vrai défi, c'était le rythme. Les participants marchaient 6 à 8 heures par jour. Pour les précéder, les suivre, être au bon endroit au bon moment, il fallait marcher autant qu'eux — souvent plus. On n'était pas spectateurs. On était dans le désert avec eux.
Pour filmer quelqu'un à bout de souffle, il faut avoir couru un peu soi-même.
Ce qu'on cherchait à capturer
Les moments qu'on voulait ne pas rater : les micro-expressions pendant l'effort, les regards échangés entre participants quand les mots ne suffisent plus, les pieds dans le sable au crépuscule, les bols de soupe servis en silence à l'étape.
On travaillait en flux — pas de mise en scène, pas de "encore une fois". On était à l'affût. Certains des meilleurs plans, c'est quelqu'un qui ne nous regardait pas. Quelqu'un qui pensait qu'on filmait ailleurs.
Ce que ce projet représente
L'Odyssée Maghreb a été l'un de nos tournages les plus physiquement exigeants. Et l'un des plus satisfaisants. Pas parce que le rendu est spectaculaire — même si on est fiers du film et des photos — mais parce qu'on a senti qu'on avait vraiment rendu service au projet. Les images racontent quelque chose de vrai.
C'est ça qu'on cherche à chaque fois. Pas la belle image pour la belle image. Une image qui justifie l'effort qu'il y a derrière.
Photos, film et coulisses complets du trek — galerie et Instagram.





